Algérie: A la Croisée des Chemins.

Depuis l’AVC d’Abdelaziz Bouteflika du mois avril 2013, L’Algérie vit sans président. Malgré les mises en scène orchestrées par son frère Said Bouteflika et ses amis, rien n’y fait, l’absence du chef de l’état se fait sentir. L’Algérie devient la risée de toute la planète et beaucoup d’algériens se sentent humiliés. Après avoir été élu (Frauduleusement) pour un 4ème mandat sans avoir pris la peine d’adresser un seul mot au peuple et encore moins faire une quelconque compagne, Certains de ses amis (Oueld Abass et les responsables des zououis), commencent à lui préparer le terrain pour un quatrième mandat.

Bilan de Bouteflika


Le bilan d’abdelaziz Bouteflika n’est pas réjouissant. Sur le plan économique, L’Algérie n’a pas réussi à s’extirper de la dépendance des  hydrocarbures et reste dépendante des fluctuations des prix du baril du pétrole. Cependant la production agricole a connu un bond négligeable puisqu’il atteint 80% du taux d’autosatisfaction. L’Algérie jusqu’à il y’a une vingtaine d’années avait une économie étatique dirigiste et n’a pas encore digéré le nouveau modèle connu sous le vocable ‘économie de marché’.  C’est le monde des entreprises privées où la compétitivité est le ‘Maitre Mot’ et où il faut non seulement savoir produire mais aussi savoir négocier et commercer. C’est toute une autre culture qu’il faut acquérir. En attendant l’Algérie exporte quelques produits agricoles comme les dattes à hauteur de 1 milliard de dollars contre quelque chose comme 22 milliards d’hydrocarbures.

Les réserves de change ont fondu jusqu’à atteindre 85 milliards de dollars. Et l’Algérie ne cesse d’importer à tour de bras. Les entrepreneurs algériens existent mais les plus visibles sont ceux du sérail comme le président du FCE Mr Ali Haddad. Mr Rebrab qui ne fait pas partie du sérail est victime de d’obstructions par le pouvoir public à tel enseigne que les citoyens de Bédjai, région où il a beaucoup investi, ont organisé une manifestation de soutien à ce monsieur.

Aujourd’hui pour investir en Algérie et produire des richesses, il faut connaitre des gens bien placé (Un général ou un ministre influent), pour pouvoir s’affranchir d’une administration tatillonante ou obtenir des crédits. On dit que le frère du président, Said Bouteflika est le facilitateur suprême.

Cette oligarchie patronale a existé même du temps de Boumédiène, mais elle se limitait à quelques dizaines pour la plupart des anciens moudjahidines proche du président.

Une corruption généralisée

Ce qui caractérise le plus la période Bouteflika est la corruption généralisée.